Dans ce que je crois être une citadelle,
Je croise un ange,
Sorti de mes rêves et de mes fantasmes,
Une rose dans la main,
Une épée dans l'autre,
L'être me fait signe de le suivre,
Je suis devant le trône,
Un trône où courent les runes,
Des runes de toutes les couleurs,
Des runes de toutes les formes,
C'était le trône des dieux,
L'apparition chanta,
D'une voix forte et puissante,
Magique et ténébreuse,
Un chant qui s'éleva dans le ciel,
Tel un ph½nix flamboyant aux reflets dorés,
Et pendant qu'il chantait,
Le tonnerre grondai au-delà des étoiles,
J'entendis les trompettes du jugement dernier,
Et les comètes ardentes
Telles les milles brasiers de l'enfer,
Tombaient sans pitié sur la citadelle en ruines,
Et l'Ange continuait à chanter,
Le soleil et la lune,
Se mêlant en une éclipse interminable,
Et alors que je croyais le monde perdu,
Le chant s'arrêta,
L'orage arrêta de crier,
Les vents de souffler,
Et l'ange de chanter,
Seul était parti le trône,
Le trône de rune,
Le trône des dieux,
Ainsi prit fin le rêve,
Alors que je continue à avancer,
Dans ce que je crois être une citadelle...

